Alger et les algérois n'ont pas répondu au salut de Jardifées .Donc les
Publié le 14 Avril 2013
Alger et les algérois n'ont pas répondu au salut de Jardifées .Donc les portes d'Alger restent fermées pour moi jusqu'à nouvel ordre .En attendant je retourne à ma vallée du Sébaou ,je n'oublierai pas de rendre visite à Khouali de Tinkicht .Je passerai devant ma maison natale dont l'aspect a changé ,complètement méconnaissable .La vieille maison "renovée" est louée .Plusieurs boutiques de robes kabyles ,de bibelots importés d'Arabie trônent dans les vitrines à la gloire d'un prophète ,d'un Dieu pris en otage par les wahabistes séoudiens et les salafistes à la mode de l'air du temps.Je reconnais quand même le mûrier vieilli et rabougri en face de cette fenêtre de l'ancienne chambre de Yema Taos .Jadis cet arbre était si grand ,si fort et nous régalait de ses grosses mures blondes succulentes .Aujourd'hui il est travesti notre mûrier !Son tronc est décoré de tissus en jersey chatoyants ,des lunettes "Reban",de robes kabyles et de foulards de toutes sortes ...Notre mûrier s'apprête presque à danser tel un "Boudjlima" invitant au spectacle . A une autre époque jusqu'à l'indépendance de l'Algérie il y avait une "garette militaire " à l'autre bout de ce boulevard du Djurdjura rebaptisé :Bd Emir Abdelkader .La garette était juste en face de cette chambre de mon oncle Feu Hadj Arezki et Khalthi Dehvia Na Hand Oussaid athni rham rabi . Métamorphose des décors ,des esprits aussi . Je ne suis pas nostalgique du tout ,ne vous méprenez pas à ce sujet .Juste je poursuis ce temps d'exploration de mon champ opératoire pour cette reconstruction et réparation d'Aldjia la femme divisée .J'ai la tête froide et le bistouri stérilisé près à amputer ce qui doit l'être pour sauver cette vie là en détresse . Il y aura toujours ce souvenir de Nasser N'Djadi Allah Irahmou en train de peindre le paysage en allant vers la route de Cheurfa et Tinkicht . Feu Si Lounès son père et Me Djadi étaient les seuls photographes d'Azazga .Me Djadi la mère française de Nasser était une petite dame fluette mais travailleuse jusqu'à la fin de sa vie presque .Hélas , rien n'avait plus de sens pour cette famille modeste et noble après la mort de Nasser n'Djadi l'artiste peintre si talentueux aux doigts agiles ,au coeur d'or ,à l'esprit lumineux et vif .Ma mère DehviaNath Cheikh évoquant souvent Nasser quand je me suis mise à peindre plus tard moi aussi ,répétait jusqu'à radoter :"Nasser N'Djadi Messkin dhakhoualiss iroumienne ithyanghan ...Oui l'éternelle histoire d'une bagarre d'un étranger arabe ou kabyle qui dégénère et qui s'arrête avec le coup de feu d'un flic à Paris .Nous sommes restés traumatisés et longtemps endeuillés tous les voisins ,parents et amis de Si Lounès après la mort de Nasser qui a laissé Aldjia ma cousine née Selhi ,fille de Si Essaid Al Hadj Amokrane le poète messager ,le rahbani et de Khalthi Fadhma Nait Cheikh .Athniarham rabi akan malan .Aldjia si belle et si brave s'est occupée de ses enfants nombreux Allah Ibarak et des parents de Nasser qu'elle a bichonnés comme des poupons jusqu'à leur mort eux aussi . En revenant aux oeuvres picturales de Nasser ...Elles ont été raflées tout simplement par des opportunistes .Il y en avait sur les murs de l'hôtel Tamegout à Yakouren .J'ai vu un merveilleux portrait d'Aldjia sur un mur chez elle si ma mémoire ne me fait pas défaut . Azazga ,tour de Babel qui a donné naissance à beaucoup de grands artistes depuis Nasser N'Djadi ,jusqu'à Mohia Abdallah:Mohand Ouyahia le dramaturge ,notre Molière kabyle ...